L’amour mécanique – Laura Lefebvre

Sort le 23 mars 2018

Issue de la scène indie-folk de Québec, Laura Lefebvre a lancé dans la dernière années deux extraits. Mais la voilà enfin prête à offrir un premier EP, aux thèmes plutôt sombres, intitulé L’amour mécanique.

Elle nous plonge tout de suite dans cette ambiance sombre avec Violence. On apprécie le début plus minimaliste, qui laisse toute la place à la voix envoûtante de l’auteure-compositrice-interprète. Au fil de la chanson, des couches d’instruments s’ajoutent, atteignant son sommet dans la dernière minute, très chargée et un peu chaotique. C’est une entrée en matière plutôt réussie, à laquelle on prend goût après quelques écoutes.

S’ensuit Émile, légèrement plus planante musicalement, mais avec un thème tout aussi lourd. Dès que Laura Lefebvre chante, on a l’impression qu’elle nous offre une berceuse, et ça marche drôlement bien. On change ensuite d’approche avec L’amour mécanique, avec un folk plus chargé où la voix semble être moins mise de l’avant. Sans être désagréable, cette approche semble moins convenir que celle proposée avec Émile, qui a en quelque sorte établi le standard pour le reste du mini-album.

Elle passe au folk rock avec La bête, et offre une musique énergique qui met bien en valeur sa voix. L’enrobage est bien dosé et ses mélodies sont très réussies; pas surprenant qu’elle ait choisi cette chanson comme extrait pour donner un avant-goût de l’opus. Pour conclure, on revient à l’ambiance éthérée avec Corridor, qui offre toutefois quelques montées aux effets mitigés : on a l’impression qu’il est un peu tard pour mettre des effets électroniques à la toute fin de l’album.

Le mini-album L’amour mécanique dure une quinzaine de minutes, et réussit sa mission principale qui est de mettre en valeur la belle voix de Laura Lefebvre. Les cinq chansons sont plutôt différentes dans leur traitement, mais on sent une certaine cohésion à travers le tout. On sent quand même que la jeune artiste n’a pas fini de trouver exactement l’approche qu’elle compte privilégier. Pour le moment, le côté sombre et berçant d’Émile et le côté plus énergique de La bête sont les deux approches qui lui semblent être les plus naturelles. On attendra la suite avec impatience!

À écouter : ÉmileLa bête

7,5/10

Par Olivier Dénommée

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