Fine But Dying – Liza Anne

Sorti le 9 mars 2018

Active depuis près de huit ans sur la scène musicale nord-américaine, la Georgienne Liza Anne nous dévoilait le 9 mars dernier son troisième long jeu en 4 ans. Après The Colder Months en 2014 et Two en 2015, il est maintenant temps d’accueillir Fine But Dying, un album teinté de couleurs folk rock pas déplaisantes du tout.

Très entraînante, la jolie Paranoia lance le bal avec un rock surprenant, particulièrement parce que l’on décrit la jeune chanteuse et son genre musical comme étant plus folk qu’autre chose. Loin d’être déçus par l’électricité du morceau, on est bien curieux d’aller voir la suite. C’est Small Talks qui poursuit dans une ambiance toute aussi entraînante, quoiqu’avec une mélodie plus facile et moins intéressante.

Alors qu’on croit à un changement d’atmosphère marqué avec l’introduction de la piste suivante, Panic Attack, on se rend bien vite compte qu’on garde le cap sur une musique douce et enivrante. Répétitive? Je n’irais pas jusque-là, mais je ne dirais pas non à un peu de variété. Cela dit, la pièce est belle et bien étoffée avec ses différents effets électro-acoustiques (qui n’étaient pas aussi présents dans les titres précédents). Socks, qui suit, confirme que la voix de Liza Anne nous plaît particulièrement. Pas qu’elle ait quoi que ce soit de bien original, mais le grain de voix est beau et apaisant.

Closest to Me sort du lot. Tirant davantage sur la ballade, la chanson mise sur un refrain récurrent et accrocheur pour se frayer un chemin vers notre oreille, qui ne l’oubliera pas de sitôt. Tout à fait à l’opposé, Turn for the Worse séduit à sa façon, avec ses allures de tube pop des années 90. Puis, juste après, il y a Kids Gloves qui nous ramène en 2018 et sa préférence pour l’électro. Je me rétracte donc : à l’exception près de deux morceaux au début de l’album, Liza Anne n’offre pas de la musique répétitive, mais finalement assez variée en style et ambiance.

Après un Control séduisant en tout point mais un Get By moins notable, on arrive à l’avant-dernière piste de l’opus, l’immanquable I Love You, but I Need Another Year. Alors que le refrain entraînant nous prend de court, précédé par des couplets plus doux et moins mélodiques que celui-ci, le bridge instrumental offre quant à lui une perspective plus profonde de la proposition musicale de Liza Anne. Un concept à exploiter plus souvent dans ses morceaux, si vous voulez mon avis. On clôt le tout sur une délicate ballade dépouillée de tout instrument, si ce n’est de la guitare électrique qui se fait entendre au côté de l’interprète principale.

Assez surprenant, en fin de compte, ce nouvel album de Liza Anne. Alors qu’on s’attendait à y entendre du folk, c’est plutôt un beau mélange avec le rock que l’on y découvre et, ma foi, avec beaucoup de plaisir. Le mélange des genres et des atmosphères n’est pas le plus audacieux, mais certainement suffisamment efficace pour nous donner envie de se le taper en boucle.

À écouter : Paranoia, Closest to You, I Love You, but I Need Another Year

7,4/10

Par Audrey-Anne Asselin

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