Billy Love Band – Billy Love Band

Sorti le 5 janvier 2017

Derrière le projet Billy Love Band se cache William Lamoureux, chanteur et violoniste basé à Ottawa. La tête pleine de musique et de façons originales de l’enregistrer, le musicien a lancé deux mini-albums en date d’aujourd’hui, dont le plus récent date de 2017, un EP homonyme enregistré en quintette.

Ça commence en force avec L’apocalypse, morceau rock bien chargé qui frappe là où il faut. Le refrain, contagieux, est facile à retenir et la chanson en soi offre un thème auquel il est facile de se rattacher si on a moindrement peur pour l’avenir de la planète.

Le Billy Love Band passe ensuite au reggae (!) avec Le paon se plaint. Évidemment, rien ne lui en empêche, mais c’est sûr qu’on perd le momentum en ralentissant ainsi le rythme. Notons quand même que le groupe arrive somme toute à bien défendre ce changement de style, qui ne sera d’ailleurs pas assumé jusqu’à la fin : la chanson se terminera sur un rock chargé et très rapide.

Quand j’prends mon temps est possiblement la chanson la plus mémorable du EP. Pas parce qu’elle est la meilleure, mais parce que le refrain nous rappelle énormément l’approche mélodie de Philippe Brach. Même dans les couplets, on semble avoir emprunté le rythme vocal de celui de Fourrer de Mononc’ Serge (heureusement, pas le même propos!). Disons que ça donne l’impression de connaître la chanson dès ses premières écoutes! Musicalement, on se rapproche de ce qui avait fait le succès de L’apocalypse, au début du EP.

On mise sur un build-up intéressant et différents changements d’intensité sur le dernier morceau de cette sortie, Une fois de trop. L’idée est réussie, mais on a à peine le temps d’apprivoiser une ambiance qu’on passe déjà à la suivante. Au moins, le refrain vaut largement le détour.

À travers quatre chansons relativement différentes les unes des autres, plusieurs constats nous happent : le côté très puissant des arrangements. On parle d’un groupe de cinq musiciens, mais on a l’impression d’avoir affaire à un orchestre complet par moments. Notons aussi que Lamoureux, sans avoir une grande voix, est assez polyvalente pour bien se prêter aux différentes ambiances, y compris en simili reggae! Évidemment, le mini-album ne dure que 14 minutes, mais il nous laisse croire que rien n’arrêtera le jeune groupe même dans un éventuel long jeu. Reste le défi de se faire découvrir d’un plus grand nombre d’auditeurs.

Vous pouvez entre autres l’écouter sur Bandcamp.

À écouter : L’apocalypse, Une fois de trop

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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