Siméon – Siméon

Sorti le 20 avril 2018

Sur scène, Maxim Héon devient Siméon, auteur-compositeur-interprète qui a longtemps accompagné d’autres artistes dans leurs projets. Pour la première fois, il se met à l’avant-scène et lance un premier album homonyme, révélant son penchant pour la pop plutôt lumineuse et imagée qui touche autant au folk qu’au rock. Le tout, en français.

Dès la première piste, J’pars en peur, on reconnaît son approche mélodique qui a quelque chose de très radiophonique, particulièrement aux refrains, et qui semble nous raconter une histoire. Ce désir de dire quelque chose nous suivra tout au long de l’opus. Cela nous est vite confirmé avec le premier extrait Le jour se lève, qui mise ici sur une poésie du quotidien et sur un rythme énergique aux accents électro.

Siméon arrive toutefois à nous surprendre avec un premier changement de registre pour Dans la lune : il passe à la ballade country, sans qu’on le sente imposteur. Son côté folk-country se poursuit dans Une heure plus tard.

Après une Pas loin de la vérité simple, mais sympathique, Oublier l’imparfait et La route du Nord nous frappent avec des morceaux plus rock et plus assumés, faisant réaliser que c’est peut-être quelque chose qui manquait dans le reste de l’album. Après une berçante Un miracle pour les sourds, Siméon revient à l’assaut avec Les îles de Sorel, puis la chaleureuse Avec ma voix (faisant appel à Julie Valois), avant de terminer l’album avec la ballade Lendemain de veille, à la mélodie familière, mais réussie.

Fait intéressant, notre perception de l’album Siméon évolue beaucoup au fil de l’écoute. Si le début de l’œuvre nous laisse entendre que ce sont les textes qui seront l’attrait principal, cela change lorsque l’auteur-compositeur-interprète approche sa musique avec plus de mordant, essentiellement en seconde moitié d’opus. Dans son désir de rendre ses chansons accessibles, Siméon a peut-être rendu une partie de son album trop égal, malgré les changements évidents d’énergie et d’instrumentation d’une piste à l’autre. Pour un prochain album, on espère que le musicien optera davantage pour l’approche de la seconde moitié de l’album, qui nous semble la plus accrocheuse.

À écouter : Oublier l’imparfait, La route du Nord, Les îles de Sorel

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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