Limboland – The Stanfields

Sorti le 23 mars 2018

Actif depuis une dizaine d’année, le groupe The Stanfields, originaire de Nouvelle-Écosse, fait partie des inclassables avec sa musique qui mêle allègrement ses influences multiples. On peut aisément passer du folk au hard rock, avec toutes les nuances qu’on peut trouver au milieu, et l’album Limboland n’y fait pas exception.

Commençons avec une ambiance de folk-rock «de bar» sur Afraid of the World. On s’imagine très bien que la chanson aurait très bien pu être jouée par Flogging Molly par exemple. Le côté rocailleux du chanteur Jon Landry ajoute énormément à l’expérience. C’est tout aussi le cas sur Desperation, morceau aux tendances punk-rock punché d’un peu plus de trois minutes.

Le groupe travaille sur un build-up plus subtil dans Lantern in the Window. Mais la subtilité n’est pas la principale force de la formation, alors malgré les bonnes idées musicales, la chanson ne restera pas nécessairement en tête. Au contraire, Your Flag (Won’t Save You Anymore) nous rentre dedans avec son rock bien assumé. Et la seconde moitié est encore plus réussie que la première! Après un clin d’œil americana sur Carolina Reaper, on s’offre un peu plus de lourdeur avec Light. Il y a un côté épique aux arrangements de cette chanson, mais la surcharge nuit quelque peu à l’appréciation.

On en vient à grandement apprécier la légèreté initiale de Let It Run, mais aussi la belle évolution qu’on entend dans Total Black. On peut d’ailleurs y entendre Maggie MacDonald à la voix et Cassie MacDonald au violon, apportant leurs couleurs, et un peu de nuance, à l’œuvre.

La fin de l’album s’adoucit avec deux morceaux folk : There’s a Light offre un côté festif, alors que How Long Is the Road reprend l’idée du folk nostalgique. Un peu cliché, mais toujours réussi! Plusieurs versions de l’album Limboland contiennent une chanson bonus, Blow Winds Blow : encore un folk, plus discret cette fois. L’importante ligne de violon vole la vedette, mais on comprend l’idée de ne pas l’inclure officiellement dans l’album, comme la mélodie ne cache pas de fond punk comme sur la plupart des autres pistes folk.

Fait étonnant au sujet de l’album : il a été enregistré au Pôle Nord, ce qui ne paraît pas avec les morceaux de rock chaleureux. En fait, si même la pochette grise et les thèmes engagés auraient pu service d’indices, la musique, au final, n’a rien de froide. Ce qu’on retient, c’est surtout cette belle variété et cette énergie qui ne nous lâche pas pendant 45 minutes. On dénote bien peu de faux pas sur cet enregistrement, à part des placements douteux qui font que certaines pistes sont moins bien en valeur que d’autres, mais les opus qui font un sans-fautes sur cette question sont plutôt rares de toute façon. Alors, dans l’essentiel, un bon album, qui a le moyen de plaire à un large spectre d’auditeurs.

L’album se trouve notamment sur la page Bandcamp du groupe.

À écouter : Afraid of the World, Desperation, How Long Is the Road // Bonus : Blow Winds Blow

7,9/10

Par Olivier Dénommée

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