Alphabet 7 – Biobazar

Sorti le 11 avril 2018

Le DJ Dany Janvier, plus connu sous son nom de scène Biobazar, nous avait habitués à un certain rythme dans ses nouvelles sorties, mais avait gardé le silence depuis la sortie de Paréidolie, il y a deux ans. Biobazar revient enfin avec du nouveau matériel dans l’énigmatique album Alphabet 7, «qui se veut une odyssée de 5 pistes progressives, enveloppantes, analogues et ambiantes, sans structure pré-établie ou convention à la mode du jour», précise le musicien.

On comprend ici que Biobazar avait simplement envie de créer de nouveau, mais sans se limitant en suivant une ligne directrice particulière. Il parle même d’«un album hors du temps… et/ou pour en sortir». C’est donc l’occasion parfaite d’écouter et d’apprécier les pistes pour ce qu’elles sont et non ce qu’elles apportent à un ensemble se voulant cohérent. La pièce-titre Alphabet 7 est un parfait exemple de musique ambiante archi-lente et planante. Pour une pièce de 10 minutes, on aurait peut-être préféré un tantinet plus d’action, mais on assume à 100% cette facette ici.

Ça bouge un peu plus dans 73th Cycles, avec quelques lignes de synthés et même de basse (créditée à Dominic Laroche). Ajoutons de voix et on se retrouve en quelque sorte avec un hybride entre une musique méditative et celle de la série Command & Conquer. On laisse ensuite place à quelque chose de plus mystérieux dans Matin pluvieux, sans tout à fait quitter cette vibe. Notons qu’on croit entendre à plusieurs reprises un bruit de chat, qui peut déconcentrer un peu, mais auquel on finira par s’habituer. Ensuite, Parachute surprend avec des sonorités plus orientales, qui s’entremêlent aux autres énergies que Biobazar a créées jusqu’à présent. Dès qu’on sent une espèce de ligne directrice, le musicien nous surprend en allant dans une autre direction.

L’opus de 5 pistes se termine avec Fog Odyssey, d’une durée de près de 22 minutes. Biobazar s’est gâté en revenant à l’ambiant, dans un morceau lent et contemplatif où on entend entre autres le bruit des oiseaux au loin, un cours d’eau à proximité et des bruits de pas. Bref, la finale porte bien son nom, alors qu’on arrive effectivement à sentir un voyage dans la nature. Notre bémol est peut-être la seconde portion du morceau, qui ajoute des effets de sci-fi. On perd un peu l’idée qui aurait été très bien résumée en deux fois moins longtemps!

L’album Alphabet 7 a quelque chose de très intemporel. Même les pistes qui ont un fond plus rock auraient très bien pu être enregistrées il y a 20, 25 ans sans problème. On a l’impression que Dany Janvier avait envie de rappeler à ses fans que des idées bouillonnaient toujours dans sa tête, mais aussi qu’il avait besoin de se faire plaisir dans le processus. Cet album en serait le résultat.

L’album peut être écouté sur la page Bandcamp de Biobazar.

À écouter : 73th Cycles, Matin pluvieux

Par Olivier Dénommée

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