Call of the Wild – Task Managers

Sorti le 8 juin 2018

Le jeune groupe Task Managers a été fondé en 2016 à Montréal et entre dans le registre du rock alternatif. Parmi ses nombreuses influences, on peut voir des groupes comme The Black Keys, Radiohead, ou même Rage Against the Machine… Pour le dernier, ça s’entend particulièrement dans les chansons où le chanteur Ugo Ouellet incorpore du rap, qu’on retrouve à quelques reprises dans le EP Call of the Wild.

Le EP n’est pas excessivement long : juste assez pour bien donner un avant-goût de l’offre musicale du groupe en cinq pistes. L’écoute commence avec l’extrait Independant, qui offre un riff entraînant et une ligne vocale plus parlée que chantée. On se reprend un peu plus dans le refrain avec quelque chose qui reste davantage en tête. La chanson dure à peine plus de deux minutes, mais elle donne un bon indicateur de l’approche particulière de Task Managers.

S’ensuit la chanson-titre Call of the Wild. Après une petite intro discrète, on a droit à de brefs passages rappés, menant à un refrain rapide. On remarque qu’il manque un peu de magie aux quelques mélodies que propose le chanteur. On reste un peu sur notre faim! Au contraire, Sunshine Tears parvient à offrir le meilleur des deux mondes, avec des lignes rap assumées et des lignes vocales intéressantes. Musicalement, c’est aussi intéressant, mais ça laisse bien la place au chanteur. Souhaitons que le groupe composera plus de chansons comme celle-ci.

Il semble qu’on ait écouté nos prières puisque Colourblind nous propose un morceau plus doux et plus mélodique, mais pas sans ramener quelques passages plus rythmés. On a même droit à une portion planante en deuxième moitié de piste : très réussi! Ça nous mène déjà la dernière chanson, Milky Bags. Cette finale propose un couplet doux qui tranche avec le refrain particulièrement intense, quoiqu’un peu trop forcé. L’idée est bonne, mais le dosage serait à revoir dans ce cas-ci!

Task Managers est encore un jeune projet et a tout son temps pour préciser sa direction. Déjà, on reconnait que le créneau «rock alternatif avec une petite dose de rap» est peu utilisé par ici et pourrait ouvrir certaines portes au groupe d’ici quelques années. Mais pour y arriver, il devra aussi revoir son dosage et peut-être mettre plus d’énergies pour rendre ses mélodies plus mélodiques justement, histoire de mieux contraster avec les parties rappées. Sunshine Tears et Colourblind devraient servir de point de départ pour la suite des choses.

À écouter : Sunshine Tears, Colourblind

7,1/10

Par Olivier Dénommée

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