so sad so sexy – Lykke Li

Sorti le 8 juin 2018

Quatre ans après I Never Learn, la musicienne nouvellement maman Lykke Li nous offre enfin de quoi se mettre sous la dent. La Suédoise avait hâte de nous gâter avec de nouvelles chansons (si l’on se fie à son compte Instagram) et nous présente son tout nouvel album so sad so sexy, que Critique de salon a pris le temps d’écouter avec attention. Note : non, vous ne verrez aucune majuscule parmi les dix titres de l’album et ce n’est pas une erreur; Lykke Li les présentes ainsi. La raison? Inconnue, mais disons que ça donne un petit «genre».

Le coup d’envoi est lancé avec hard rain, une pièce qui se veut un mélange de mélodie accrocheuse et d’ambiance un peu plus atmosphérique. La chanteuse s’amuse particulièrement avec le vocoder pour créer des effets spéciaux dans la voix qui sont plutôt concluants et qui entraînent bien notre écoute vers deep end, le morceau suivant. Définitivement, Lykke Li assume davantage son penchant électro, créant ainsi des textures intéressantes dans les différentes chansons proposées. On remarque cependant que cette nouvelle facette musicale s’amène un peu au détriment de la voix : elle semble moins puissante, moins touchante que ce que l’on connaît de la chanteuse. Mais sinon, deep end est franchement excellente, autant que two nights qui suit juste après (mais on aurait aisément pu lui enlever la courte partie de rap en plein milieu).

On se sent partiellement soulagé lorsque last piece débute. On sent déjà une touche plus humaine dans la ligne vocale et un peu moins de ces effets spéciaux nous ramène aux sources; la belle voix honnête de Lykke Li. Ajoutons à cela une mélodie juste assez sucrée, un bon beat et voilà; on a la recette du bonheur total, l’auteure-compositrice-interprète à son meilleur. La chanson-titre so sad so sexy, qui viendra un peu plus tard, ramènera d’ailleurs ce même sentiment de plénitude.

C’est simplement dommage qu’une chanson comme sex money feelings die vienne ternir le concept musical général de l’opus. Même si les textes que propose Lykke Li sont tous aussi pertinents les uns que les autres, la musique associée à ce morceau en particulier casse particulièrement le beat installé depuis le départ. Dommage, vraiment…

Après un bad woman éloquent et chargé d’émotions, on finit avec un mignon utopia. Ce n’est certainement la chanson la plus mémorable du disque, mais elle clôt celui-ci de belle façon : dans une simplicité lumineuse. D’ailleurs; suis-je la seule à trouver que le concept «Utopie» revient souvent ces temps-ci? Serena Ryder, Björk et maintenant Lykke Li!

Enfin, on peut dire qu’avec plusieurs belles propositions, la musicienne suédoise a réussi le pari d’un nouvel album un peu différent mais qui lui ressemble tout de même encore. On aurait personnellement pris un peu plus de naturel dans la voix et c’est probablement le point central qui fait surface après les multiples écoutes faites de l’album.

À écouter : deep end, last piece, bad woman

8,0/10

Par Audrey-Anne Asselin

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