Hybrid Theory – Linkin Park

Sorti le 24 octobre 2000

Le premier album de Linkin Park, Hybrid Theory, n’a plus besoin de présentation depuis longtemps, lui qui a mérité le titre d’album rock le plus vendu des années 2000 (plus de 30 millions de copies dans le monde!) et qui a marqué toute une génération. Revenons sur ce qui a fait le succès de cette sortie en particulier.

Déjà, si le rap rock n’a pas été inventé avec ce groupe, il faut admettre qu’il a très bien su l’exploiter et mettre en valeur le contraste entre le rap de Mike Shinoda et le chant de Chester Bennington. Le tout, sur une musique elle aussi contrastée entre un nu-metal agressif et parfois un rock plus doux. Quatre extraits ont émané de cet album, dont la première piste Papercut, un des morceaux plus rap de tout l’album où même Bennington s’y met. One Step Closer y va d’un son plus mordant avec une portion particulièrement agressive qui a marqué les esprit. Mais les deux meilleures pistes de l’opus sont probablement Crawling et, surtout, l’incontournable In the End (les 400 millions d’écoutes sur Spotify ne mentent pas). Dans les deux cas, Linkin Park est parvenu à mettre à profit la douceur comme l’intensité. C’est d’autant plus évident dans In the End qui utilise le piano pour l’occasion.

Mais qu’en est-il du reste de l’album? Les huit autres pistes offrent différents dosages d’une recette similaire. Par exemple, With You mise sur un son plus lourd que la moyenne, Points of Authority laisse plus de place aux tables tournantes et Shinoda se fait beaucoup plus discret, et By Myself et A Place for My Head qui se veulent plus groovy. On se demande toutefois pourquoi Pushing Me Away n’a jamais été retenu comme single pour l’album, lui qui offre parmi les couplets les plus réussis de tout l’album, quoiqu’il est vrai que son refrain ne se démarque pas autant. On préfère seulement oublier Cure for the Itch, qui n’avait pas lieu d’être sur un tel album, mais règle générale, Hybrid Theory est un album solide, point.

Pas surprenant que les jeunes à l’époque en pleine adolescence sont tout de suite tombés sous le charme. Le débat stérile pour savoir quel style dominait l’autre entre le rap et le métal trouvait sa conclusion avec Linkin Park, qui contenait les deux et le faisait avec brio. Mieux encore, des années après sa sortie, ce premier long jeu est toujours demeuré pertinent et intemporel, tout en restant un des albums phare de la décennie 2000. Tout un exploit!

À écouter : Crawling, In the End, Pushing Me Away

8,4/10

Par Olivier Dénommée

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