En français – Beyries

Sorti le 25 avril 2018

La chanteuse et musicienne Amélie Beyries, ou simplement Beyries, s’est fait remarquer en 2017 avec la sortie de son premier album, Landing. Elle y chante essentiellement en anglais, langue dans laquelle est de sent plus à l’aise d’écrire ses chansons, mais on y retrouvait aussi une chanson en français. Depuis, elle a été beaucoup sollicitée pour chanter en français, si bien que plusieurs fans lui ont demandé si elle allait arriver avec un album francophone. Sa réponse a été le EP En français, contenant tout ce qu’elle a chanté dans la langue de Molière jusqu’à présent.

Ceux qui suivent la chanteuse depuis un moment ont probablement entendu la plupart de ces chansons à un moment ou un autre, puisqu’elles sont assez populaires en live. La première du mini-album, Au-delà des mots, est la chanson-thème de l’émission La vraie nature. Les paroles sont écrites par Maxime Le Flaguais (qui signait aussi celles de J’aurai cent ans, qu’on retrouve aussi dans ce EP). S’ensuit la mélancolique Maman, écrite en l’honneur de la mère de la chanteuse, qui marque par la force de son texte.

La surprise de ce mini-album est probablement Si j’étais un homme de Diane Tell. On n’imagine pas nécessaire Beyries en grande interprète de ce type de chanson, mais il faut admettre qu’elle a bien su se l’approprier, dans sa voix et dans son approche musicale. Juste après, sa chanson-phare en français, J’aurai cent ans, est d’autant plus efficace parce qu’elle est bien mise en valeur au milieu de ces autres pistes. Et puis, une collaboration avec Louis-Jean Cormier est toujours quelque chose qui promet d’être puissant.

Le mini-album se termine avec deux reprises : Je pars à l’autre bout du monde (Paul Daraîche), un petit air folk country qu’on a pu entendre dans Unité 9, et Le monde est stone, tiré de l’hommage STONE dédié aux chansons de Luc Plamondon. Pris dans le contexte de l’album hommage, sa version ne se démarque pas tant que ça des meilleures reprises, mais dans ce EP, les arrangements étoffés ajoutent un petit quelque chose qui se prend très bien. Ce n’est pas un hasard qu’elle donne le dernier mot à cette chanson!

Plusieurs remarquent que la voix de Beyries est en français encore plus intime qu’en anglais. Il est vrai qu’il y a quelque chose de particulier qui nous attire et nous force à écouter attentivement ce qu’elle a à nous dire. Avec seulement six pistes et assez peu de ligne directrice, on se demande si une suite plus dirigée pourrait être envisagée, qui aurait un énorme potentiel vu la réussite de cet exercice. On le souhaite en tout cas ou, au moins, qu’elle accorde encore plus de place au français dans un éventuel deuxième album!

À écouter : Maman, Le monde est stone

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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