Meteora – Linkin Park

Sorti le 25 mars 2003

Plusieurs se souviennent de la bombe appelée Hybrid Theory qu’a déposé dans l’industrie musicale Linkin Park en 2000. Ce premier album avait frappé fort avec un nu metal convaincant qui a rejoint beaucoup d’adolescents à l’époque. Trois ans plus tard, Linkin Park jouissait d’une réputation gigantesque et a eu de la pression pour livrer un Meteora aussi fort. C’est essentiellement mission accomplie.

Meteora n’est tout de même pas parfait : plusieurs ont critiqué avec raison le son très (trop) similaire à celui d’Hybrid Theory. On peut même aller encore plus loin en affirmant que certaines chansons semblent être des copier-coller dans la forme (on pense surtout à Figure.09 imitant à s’y méprendre One Step Closer), bien que, dans l’ensemble, on a encore droit à un album mémorable qui a marqué une génération.

Du côté des incontournables, Somewhere I Belong (premier extrait de l’album), Easier to Run, Faint, Breaking the Habit, From the Inside et, bien entendu, Numb, la chanson qui a le mieux traversé le temps de l’opus. Grosso modo, c’est la moitié de l’album qui entre dans cette catégorie, un calcul plutôt avantageux, Avec le recul, les rares pistes qui n’auraient peut-être pas dû se rendre dans l’album final sont Foreword (13 secondes d’intro menant à Don’t Stay qu’on saute dès qu’on en a la chance), les bruits de pneus qui crissent sur Lying from You (ça rend l’écoute de la chanson pas mal plus stressante en auto, fait vécu), Figure.09 pour le flagrant manque d’originalité, et Nobody’s Listening, une chanson tout simplement beaucoup plus faible que ce que le reste de l’album a à offrir.

Mais au fond, qu’est-ce qui a fait le succès de Linkin Park au début des années 2000? L’audacieux mélange des univers du rock/métal et du rap/électro ont certainement aidé plus de gens (et surtout de jeunes) à s’y reconnaître, et les émotions brutes transmises par le chanteur principal Chester Bennington fait qu’à peu près tout le monde peut se rattacher à ce qu’il nous transmettait comme propos. Quinze ans plus tard, c’est toujours vrai. On ne peut que remercier le groupe d’avoir pris le temps d’enregistrer un deuxième excellent album, même s’il aurait très bien pu baisser les bras après un premier trop fort pour être égalé.

À écouter : Faint, Breaking the Habit, Numb

8,0/10

Par Olivier Dénommée

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