Found Sounds – Ólafur Arnalds

Sorti le 19 avril 2009

Après la sortie de son premier album, Eulogy for Evolution paru en 2007, l’Islandais Ólafur Arnalds s’est lancé dans bien des projets, dont celui, audacieux d’enregistrer sept pièces en sept jours. Il l’a appelé Found Sounds a a été lancé en 13 au 19 avril 2009. Le plus étonnant est le fait qu’il ne s’est pas limité à un album au piano et a aussi écrit des arrangements pour cordes.

Établissons quelque chose tout de suite : s’il n’était pas assumé que l’album avait été enregistré en un temps record, jamais on n’aurait pu le deviner : Arnalds a un talent indéniable et une productivité plus qu’impressionnante qui fait en sorte que même en période de rush, il a pu livrer la marchandise.

Erla’s Waltz débute ce bref opus avec douceur et mélancolie, et avec le doigté qu’on lui connaît. Il se contente d’une pièce minimaliste sans cordes, mais se reprend vite avec Raein, juste après. Celles-ci ajoutent grandement à l’émotion créée par le piano. Elle finit trop vite à notre goût, mais elle reste aisément un des incontournables du projet. Par contre, Romance est trop courte pour vrai! Ne totalisant pas 2 minutes, on sent que c’est plus le début de quelque chose qu’une pièce complète.

Allt varð hljótt nous amène vers une ambiance plus mystérieuse. Réussie, mais pas aussi mémorable que ce que le compositeur est capable de livrer! Il se ressaisit toutefois rapidement, livrant Lost Song, puis Faun, avec une bonne dose d’émotions dans les deux cas. Cette semaine d’enregistrement se termine avec Ljósið, un tantinet plus lumineuse que le reste de l’album et une fin impeccable pour un album qui veut rejoindre l’univers classique et le grand public (dit de façon non péjorative) en même temps. On a l’impression que c’est en grande partie réussi.

Lost Songs n’est pas très long, une vingtaine de minutes seulement, mais est une preuve indéniable du talent immense du musicien, encore dans sa jeune vingtaine au moment de l’enregistrement. Le concept fait en sorte que l’album n’a peut-être pas eu autant le temps de murir que dans un contexte normal, mais cela a à peine paru et dans de rares pièces, qu’on oublie de toute façon entre les quelques chefs-d’œuvre qu’on y trouve. Alors chapeau au compositeur pour cet ouvrage!

À écouter : Raein, Lost Song, Ljósið

7,9/10

Par Olivier Dénommée

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