The Mountain That We Live Upon – Thus Owls

Sort le 28 septembre 2018

Le groupe Thus Owls surprend bien des oreilles depuis sa fondation en 2009, et son quatrième album, The Mountain That We Live Upon, entend bien poursuivre dans cette lignée. Cette fois, le couple d’Erika et Simon Angell offre un album en septuor (dont quatre guitares!) et a enregistré cet album en live pour se rapprocher de l’authenticité des spectacles.

Malgré la réputation du groupe et ses années d’expérience, je n’avais encore jamais eu l’occasion d’entendre les propositions de Thus Owls. Cette critique ne sera donc pas un comparatif avec les précédents albums, mais les impression d’un nouvel auditeur curieux qui découvre cette musique. Musique drôlement envoutante dès A Shade of Green, grâce à la voix berçante d’Erika Angell notamment. La musique de cette première piste contient bien certaines tensions, mais dans l’ensemble, elle nous berce autant que la voix dans un dosage bien calculé. L’ajout subtil mais apprécié de la trompette d’Emil Strandberg, compatriote suédois de la chanteuse, mérite aussi d’être salué.

Plus chargé, Future/Past fait entendre ses guitares et, plus généralement, quelques bonnes envolées rock entre deux passages en douceur. Puis les build-up réussis de Ashore et Solar Eclipse s’ajoutent à la liste des bons coups de ce début d’album. Le dosage est impeccable et malgré l’abondance de musiciens collaborant à l’opus, pas une note de trop n’est jouée. Jusqu’à présent, cet album est non loin d’un sans faute!

Vessel, en plein milieu d’opus, commence gagner en tension, et on perd un peu le côté très calculé du début de l’album. Heureusement, Devils in the Dark revient dans le registre efficace et met de l’avant un crescendo chargé et intense, mais une fois de plus très bien ficelé. Toutefois oublions la dernière minute, beaucoup trop chaotique. Thus Owls compense ensuite avec la belle Shadows avant de répéter une formule similaire à Devils in the Dark avec une chanson somme toute réussie, mais qui gagne trop en intensité vers la fin. My Blood a le dernier mot avec une dernière chanson dans le registre doux, mais avec un arrangement plus touffu à la fin. Bien réalisé, mais on sent que la première moitié de The Mountain That We Live Upon visait plus juste.

Cet album de Thus Owls semble avoir deux portions très distinctes. La première, plus «contrôlée», s’adresse à un plus grand public et le fait très bien, donnant envie d’en apprendre plus sur le groupe, surtout sa musique et sa capacité à le rendre en live. L’autre moitié y va d’une musique plus audacieuse, plus éclatée, surtout au niveau des arrangements. Les deux facettes se défendent, et d’ailleurs le groupe les exploite très bien, mais à moins d’être un inconditionnel, on préférera une des deux parties de l’album. De notre côté, la première gagne haut la main.

À écouter : Future/Past, Ashore, Solar Eclipse

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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