Ballads 1 – Joji

Sorti le 26 octobre 2018

La pochette de l’album Ballads 1, premier long jeu pour Joji, a quelque chose de familier pour les amateurs de la chaîne satirique de Filthy Frank sur YouTube : c’est qu’il s’agit de la même personne, George Miller, qui se concentre sur son projet musical «sérieux» où il verse dans une musique entre RnB, lo-fi et trap. Et Ballads 1 nous indique qu’il consacre son premier album à une série de ballades. Du moins, c’est ce qu’il dit!

Attention révèle rapidement le côté lo-fi de la musique de Joji. Cette ballade majoritairement piano-voix voit d’autres instruments s’ajouter dans un cafouillis plus ou moins convaincant. Heureusement, la plupart des autres pistes sont mieux enregistrées : on apprécie davantage la production soignée de Slow Dancing in the Dark, qui pourrait effectivement en convaincre quelques-uns de danser un slow plein de tendresse, ou encore la mélodie qu’il aurait pu avoir volée à Drake dans Test Drive. Même Wanted U, un peu incertain rythmiquement, offre de bonnes idées musicales et un refrain qui vaut le détour.

Joji autoproduit la plupart du matériel, mais a fait appel à d’autres producteurs sur quelques pistes, dont Clams Casino pour Can’t Get Over You, puis D33J et Schlomo pour l’intense Why I Am Still in LA. On peut aussi entendre Trippie Redd dans R.I.P., mais Joji est bien plus efficace quand il joue seul, comme en témoigne l’incontournable Yeah Right, premier extrait de cet opus. Parmi les bons coups de l’opus, mentionnons aussi au passage l’émotive Come Thru, perdue au milieu d’une série de chansons qui s’éloignent sensiblement de la définition d’une «ballade». On émet quelques réserve concernant I’ll See You in 40, la finale de l’album, qui semble retourner dans le registre lo-fi du début, pourtant pas le plus représentatif de l’album. Après, ça reste une question de goût et de choix artistiques!

Mais somme toute, avouons notre surprise de constater que George Miller, en tant que Joji, arrive à produire de la musique inspirée contenant des arrangements parfois très intéressants et des airs tout à fait radiophoniques. Le sérieux relatif de la proposition est déstabilisant quand on connaît le personnage et il est loin de déplaire. Évidement, Joji devra préciser sa proposition, mais il semble déjà tenir quelque chose.

À écouter : Slow Dancing in the Dark, Yeah Right, Come Thru

7,2/10

Par Olivier Dénommée

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