Silence – Will Driving West

Sort le 22 novembre 2018

Commençons ce texte par un gros euphémisme : nous avons bien aimé le précédent album de Will Driving West, Fly, paru à l’origine en 2014. Ses compositions fortes et les mélodies à la fois déprimantes et apaisantes (faut le faire) gardent une place toute particulière dans notre cœur. La barre était très haute pour la suite et le groupe aura pris 4 ans pour arriver avec Silence, où il propose une évolution musicale plus rock.

Dès les premiers instants de Anchors, on reconnaît la voix distinctive de David Ratté, maître d’œuvre de ce projet. Mais on entend aussi très vite que sa voix partage davantage l’espace avec celle de la claviériste Andréa Bélanger, qui ajoute une sensibilité supplémentaire à l’ensemble. Musicalement, on quitte le folk aérien pour un certaine lourdeur rock, sans (trop) dénaturer cet esprit qu’on appréciait tant des précédents albums. En fait, si on fait un peu le saut à la première écoute, on apprend vite à apprivoiser ce nouveau son.

Cette piste est suivie par Wings, au build-up convaincant, particulièrement dans la dernière minute, puis de la bien titrée Cannonballs, où une boule d’émotions (chantées en duo) nous est envoyée en plein dans le ventre. Vient ensuit Kids, premier extrait de l’album avec un petit côté Beatles dans la composition, jusque dans le solo de guitare à la fin. Un morceau fort de sa simplicité suivi de la berçante Man an Ocean.

Jusqu’ici, l’expérience de l’album est très concluante et se poursuit avec The Watcher, morceau plus chargé et aussi réussi. On émet tout de même certains doutes sur la nécessité d’y intégrer un monologue d’Alan Watts durant la seconde moitié de la piste. C’est probablement la chose qui s’apparente le plus à un faux pas sur cet opus, mais c’est suivi immédiatement par la très efficace Waltz of Life, dotée d’un long et puissant build-up. Les montagnes russes redescendent pour la fin de l’album avec les douces Trains puis And the Sky Turned Blue.

Silence est définitivement un album qui gagne en qualité avec chaque nouvelle écoute. On s’ennuiera certes de la bonne vieille marque de commerce de Will Driving West, mais le groupe se défend très bien avec cette nouvelle direction. Et on a un petit feeling que ça va lever encore plus en spectacle. On espère avoir l’occasion de le vérifier très bientôt.

À écouter : Cannonballs, Kids, And the Sky Turned Blue

8,2/10

Par Olivier Dénommée

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