Dérives – Émeraude

emeraude derivesSorti le 27 avril 2018

Le groupe électro-pop Émeraude aime prendre son temps : même si le projet entourant Marie-Renée Grondin existe officiellement depuis 2013, ce n’est que 5 ans plus tard qu’il lançait son premier vrai album, Dérives. Première dérive : la couleur orangée de l’album alors que le groupe s’appelle Émeraude…

Blague à part, l’album propose une énergie plutôt laid back, mais surtout très dansante. Ataraxie ne tarde pas à nous plonger dans cette sympathique énergie et si la musique et la mélodie de la chanteuse ne suffisent pas, Aiza vient en renfort dans la seconde portion pour ajouter de l’énergie à la chanson. La formule n’est pas inédite, mais elle est très efficace.

On patauge encore dans les mêmes eaux avec les suivantes, qui touchent un peu au nu-disco de Daft Punk, à l’énergie ludique de Capital Cities ou au funk qu’on apprécie tant de nos jours. Tout est dans le dosage et on apprécie notamment le résultat dans Effets spéciaux, Renverser la vapeur et Phare. Par la suite, il semble manquer de certains ingrédients pour rendre les chansons aussi accrocheuses. C’est peut-être aussi l’impression qu’on a que l’on a fait le tour de la proposition après la moitié de l’opus. Dans le cas d’Algorithmes, le refrain répétitif en vient même à nous taper sur les nerfs, c’est tout dire! Quand même, le groupe se reprend dans Repères, même si la chanson n’égale pas les meilleures pièces de l’album.

Les deux dernières pistes sont consacrées à des remixes : Lire entre les lignes (Repères Remix) met de l’avant une collaboration avec Webster, lors que Brand New Touch (Rayons Gamma Remix) passe à l’anglais. Les deux sont remixées par Paul Cargnello, réalisateur de l’album, mais s’éloignent tellement de l’essence du reste de l’album qu’on ne peut s’empêcher de préférer les ignorer complètement.

Ce n’est pas que l’album est extrêmement long, mais Émeraude parvient à créer des longueurs dans Dérives même s’il ne dure que 38 minutes. Pourtant, l’instrumentation est convaincante et plusieurs mélodies sont réussies, mais dans ce cas-ci, ça ne suffit pas encore pour nous garder attentifs jusqu’à la fin. Et c’est bien dommage parce qu’on sentait le potentiel!

Écoutez cet album sur Bandcamp.

À écouter : Ataraxie, Effets spéciaux, Repères

6,7/10

Par Olivier Dénommée

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