Pourchasser l’aube – Caroline Savoie

caroline savoie pourchasser l aubeSorti le 1er février 2019

Pour son deuxième album solo, l’Acadienne Caroline Savoie se met en mode mélancolie, et pas qu’un peu : Pourchasser l’aube met de l’avant ses chansons folk avec un enrobage souvent assez lourd, mais c’est encore plus flagrant dans les textes, souvent déprimants.

En tout cas, la première piste de l’album, Est-ce qu’on en revient?, ne fait rien pour changer cette ambiance folk mélancolique à souhait. On y entend un aperçu de quelques cordes qui se retrouveront un peu partout à travers l’opus et qui ajoutent grandement à l’ambiance de grisaille. Et même si la suivante, Mille et un, nous propose une musique plus rock et énergique, presque festive dans les circonstances, le propose mélancolique demeure très fort. C’est l’hiver et ça paraît!

L’écoute se poursuit avec Pour toi (un ton nous rappelant Alexandre Poulin), 150 mg (un juste équilibre entre arrangements lourds et mélodies accrocheuses, surtout au refrain) et La solitude (beaucoup trop courte, mais dotée d’arrangements à donner des frissons) avant de proposer Le jeu, divisé en deux parties et séparés par une autre piste. Le jeu renferme un build-up qu’on apprécie davantage en seconde moitié, suivi d’une Chanson de nuit plutôt intense musicalement et de Le jeu partie II fort de ses textes, particulièrement d’actualité. Et même si Le monstre correspond bien à l’ambiance mélancolique de l’opus, on sent que cette piste est un peu l’intruse de l’album, avant de revenir à un morceau folk sans grandes surprises (Les princes charmants), menant à la finale Jusqu’au dernier souffle, qui résume bien l’album avec les différentes énergies explorées en moins de 4 minutes.

Caroline Savoie n’a pas inventé la mélancolie, mais elle sait très bien s’en entourer et Pourchasser l’aube en est une belle preuve. La plupart des chansons les plus efficaces se retrouvent en première moitié d’album, n’arrivant pas à nous garder aussi captif pendant la totalité du disque de 37 minutes, mais l’artiste se défend somme toute très bien et confirme son grand talent pour l’écriture de chansons qui lui a valu une victoire au Festival international de la chanson de Granby il y a quelques années déjà.

PS : La pochette de l’album n’est pas exacte, elle a été faite homemade à partir des images disponibles de la pochette (trop petites et pixelisées) et les images de presse utilisant les éléments de la pochette, mais disposés différemment. Bref, quelqu’un l’a échappé solide pour qu’une artiste (qui n’est pas une nobody, loin de là) qui sort un album en 2019 n’ait AUCUNE image décente de sa pochette d’album à offrir aux médias quelques jours après sa sortie.

À écouter : Mille et un, 150 mg, Chanson de nuit

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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