Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory – Dream Theater

metropolis pt 2 scenes from a memorySorti le 26 octobre 1999

En 1999, le groupe de métal progressif Dream Theater lançait son cinquième album, mais son premier à être considéré comme un album-concept. Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory est la réponse que donne le groupe à ses fans qui demandait depuis longtemps une suite à Metropolis—Part I: ‘The Miracle and the Sleeper’, chanson issue de l’album Images and Words (1992).

Ironiquement, la chanson initiale avait reçu ce titre en blague et en aucun cas Dream Theater n’avait l’intention de produire une suite, mais l’insistante du public a été tellement forte qu’un album de 77 minutes est né : Scenes from a Memory met en scène un personnage qui suit une thérapie par hypnose pour comprendre qui il était dans une vie antérieure. On nous plonge donc dans une histoire d’amour et de meurtre.

Ceci étant dit, notre intérêt principal est dirigé vers la musique, qui devrait de toute façon être la priorité d’un groupe de prog. L’intro Regression [Scene One] nous plonge déjà dans la peau du personnage pendant qu’il se fait hypnotiser. C’est vraiment à Overture 1928 [Scene Two] et Strange Deja Vu [Scene 2] que ça commence avec l’énergie prog que l’on connaît de Dream Theater. On comprend qu’Overture 1928 sert d’introduction instrumentale avant l’arrivée de la voix de James LaBrie, qui offre des mélodies plutôt inégales pendant les 5 minutes que dure Strange Deja Vu. Le reste du groupe a aussi tendance à moins s’éclater quand LaBrie chante, ce qui enlève un peu de magie à la chanson. Ce commentaire s’applique, à divers degrés, à plusieurs autres chansons de l’album, comme Fatal Tragedy [Scene Three], les très longues Beyond This Life [Scene Four] et Home [Scene Six], The Dance of Eternity [Scene Seven], One Last Time [Scene Seven] ou encore la finale Finally Free [Scene Nine]. Mention à Through Her Eyes [Scene Five] et particulièrement à The Spirit Carries On [Scene Eight], deux des morceaux les plus beaux mélodiquement, les plus doux, mais surtout les moins en montagne russe de l’album.

Si l’album prend un certain temps à vraiment nous accrocher, il faut avouer qu’il y a plusieurs excellents éléments dans la musique de Dream Theater qui touchent leur cible. C’est l’inégalité d’une portion à l’autre qu’on finit par trouver plus laborieuse, même si cela fait partie de la beauté de la musique progressive. Tout de même, on comprend pourquoi même 20 ans après sa sortie, des fans se déplacent toujours pour l’écouter. Ce n’est pas le meilleur de Dream Theater, mais c’est un des albums où le groupe a probablement le plus écouté son public, ce qui est tout en son honneur.

À écouter : Home [Scene Six], One Last Time [Scene Seven], The Spirit Carries On [Scene Eight]

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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