Morbid Stuff – PUP

pup morbid stuffSorti le 5 avril 2019

Quatuor punk rock formé à Toronto en 2010, PUP (abréviation pour Pathetic Use of Potential) a eu droit à quelques critiques élogieuses au cours des dernières années pour ses deux premiers albums. On s’est demandé si la troisième offrande du groupe, Morbid Stuff, avait autant de potentiel. Voici ce qu’on en pense.

L’album est décrit comme étant le plus agressif de PUP. Cela s’entend surtout au niveau de la ligne vocale de Stefan Babcock, parfois plus criarde, et de ses textes empreints de je-m’en-foutisme, mais dans l’ensemble, on reconnaît bien l’énergie punk que revendique le groupe torontois. Cela se voit aussi dans la longueur (ou plutôt, la courteur) des chansons, alors qu’une seule atteint les 5 minutes.

La chanson-titre Morbid Stuff ouvre l’opus et nous balance une panoplie d’énergies au visage. Si le début est résolument punk rock, la chanson prendra une direction plus près du punk pop et se terminera avec une bonne dose de fragilité. Comme si le groupe faisait un build-up à l’envers… drôle de procédé, mais dans ce cas-ci, ça fonctionne plutôt bien.

On gagne en intensité sans perdre en efficacité dans Kids, et on comprend pourquoi on en a fait un single pour faire la promotion de la sortie de l’album. Les riffs sont loin d’être révolutionnaires, mais la simplicité paie largement ici. Des qualités que l’on entend aussi dans Free at Last, Sibling Rivalry et, dans une moindre mesure, Closure (la chanson a un beau potentiel qui ne semble pas complètement exploité) et Bloody Mary, Kate and Ashley (de bons éléments, surtout au refrain, mais qui n’arrivent quand même pas au niveau des meilleures de l’opus).

Certaines pistes sont un peu moins punchées musicalement (pensons à See You at Your Funeral et à l’inégale Scorpion Hill), mais dans l’ensemble, rien n’est particulièrement déplaisant à l’oreille. Sauf peut-être Full Blow Meltdown, la plus intense de tout l’album, mais qui est loin d’être la plus réussie. Au moins, elle pourra permettre à quelques auditeurs de se défouler! Finalement, City qui conclut l’album tente une grosse montée en énergie (et en distorsion), mais cela donne un résultat ambigu, qui ne nous convainc pas tout à fait.

L’album Morbid Stuff change un peu d’énergie pendant les 36 minutes qui séparent le début et la fin. Pour notre part, on préfère de loin le début de l’opus, ceux en quête d’une musique plus corsée se plairont probablement encore plus vers la fin, où ça rentre encore plus au poste. Quand même, on se retrouve avec un album quelque peu inégal, avec une partie efficace, mais peu surprenante, et une autre plus agressive, mais pas toujours aussi bien ficelée. Il y a donc encore de la place pour préciser le dosage, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi.

À écouter : Morbid Stuff, Kids, Sibling Rivalry

7,3/10

Par Olivier Dénommée

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