Lover – Taylor Swift

taylor swift loverSorti le 23 août 2019

Moins de deux ans après Reputation, Taylor Swift est déjà de retour avec un nouvel album. Elle délaisse le noir et blanc au profit d’une pochette colorée pour Lover, littéralement un album sur le thème de l’amour. On s’entend que le thème n’est pas ce qu’il y a de plus original, mais parfois la chanteuse peut nous surprendre.

Notons ici la durée de l’opus, plus d’une heure même pour la version régulière. C’est donc dire que Swift se sentait inspirée au point de garder 18 pistes pour son septième album studio. Combien sur les 18 deviendront des extraits? Les paris sont ouverts… Au moment de la sortie de l’album, il offrait déjà 3 singles et la liste risque d’augmenter dans les prochains mois.

D’ailleurs, commençons par ces extraits : ME! (avec Brendon Urie de Panic! At the Disco) est le premier à se faire entendre… avec des similitudes troublantes avec Next to Me d’Emeli Sandé dans la mélodie du refrain. Le second extrait, You Need to Calm Down, mise sur un message pour contrer l’homophobie, mais semble au passage sacrifier son sens de la mélodie et du punch. Un morceau facile à oublier à moins qu’on se sent particulièrement concerné par le message. Finalement, le troisième single est la chanson-titre Lover, une ballade country beaucoup plus efficace qu’il n’y paraît. Taylor Swift sait se défendre dans la simplicité, et elle le prouve bien ici. Pourtant, on se demande si la chanson connaîtra autant de succès que ses morceaux plus pop et énergiques, qui sont bien plus populaires. On verra bien!

Pour ce qui est du reste de l’opus, on a droit à une succession de hauts et de bas. La première du disque, I Forgot That You Existed, n’a que peu à offrir musicalement alors que la suivante, Cruel Summer, exploite bien mieux les talents de mélodiste de Swift avec des arrangements plus convaincants. On a aussi droit à un The Man qui nous rappelle un peu l’énergie des chansons de Haim et à une synthpop émotive et convaincante dans The Archer, qui a comme seul défaut de créer un build-up qui ne va jamais jusqu’au bout.

Dans la liste des «bas», ajoutons la majeure partie de I Think He Knows, le côté un peu trop bonbon de Paper Rings et l’approche qui nous convainc peu dans London Boy. On a aussi des sentiments partagés envers It’s Nice to Have a Friend.

Et parmi les bons coups entendus dans l’album Lover, mentionnons la construction efficace de Miss Americana & the Heartbreak Prince et de Cornelia Street, la ballade Soon You’ll Get Better (avec la collaboration des Dixie Chicks), encore plus touchante que Lover (merci à l’ajout des cordes pour un maximum d’effet). On doit aussi admettre que le choix de Daylight comme finale de l’album est une réussite, livrant quelque chose de plus lent, mais d’autant plus chargé, pour conclure avec force. On aurait juste coupé les dernières 30 secondes, complètement inutiles ici.

Même si on ne peut pas du tout parler d’un album parfait, il faut reconnaître que Taylor Swift n’a pas perdu la main et sait composer de la pop accrocheuse. Même la longueur de l’opus, souvent un handicap dans ce registre, ne semble pas faire mal à la chanteuse qui offre un produit varié et somme toute convaincant. Enlevez les (rares) chansons superflues et les passages trop clichés des chansons, et on aurait aisément droit à un des albums pop mainstream de l’année.

À écouter : Cruel Summer, Cornelia Street, Soon You’ll Get Better

7,7/10

Par Olivier Dénommée

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s