Close It Quietly – Frankie Cosmos

frankie cosmos close it quietlySorti le 6 septembre 2019

C’est par hasard que l’on est tombé sur l’album Close It Quietly de Frankie Cosmos, projet indie rock dirigé par la chanteuse et musicienne Greta Kline. Nos recherches nous ont vite appris que cette artiste dont on ignorait jusqu’à tout récemment l’existence est très prolifique (sous divers pseudos) depuis une dizaine d’années et que cet album est déjà le quatrième sous le nom Frankie Cosmos depuis 2014.

Peut-être parce qu’on a entendu notre lot de jeunes groupes qui tentent de percer dans la même vague, on s’est imaginé que Close It Quietly était un premier effort studio pour un jeune groupe dont les membres n’avaient peut-être même pas 20 ans. Il faut dire que le ton emprunté par la chanteuse pouvait un peu porter à confusion! Le choix de proposer un album contenant pas moins de 21 pistes (totalisant 39 minutes) laissait aussi croire qu’on avait affaire à cette nouvelle génération qui sait que plus personne n’a d’attention pour écouter une toune de 3 minutes jusqu’à la fin! Bref.

À travers l’album, on remarque que Frankie Cosmos garde essentiellement un seul et même ton, assez nonchalant. Ce ton n’est pas particulièrement joyeux, mais pas complètement déprimant non plus… on se trouve dans une zone grise que l’on exploite pas mal tout le long de l’opus. Car, il faut le dire, malgré les arrangements simples et efficaces et quelques montées en énergie du côté des musiciens, l’attraction principale reste la voix de Kline, qu’on met bien en valeur même si elle a tendance à rester plutôt statique.

On a mentionné plus haut que le ton était surtout le même. Il y a heureusement quelques exceptions. Pensons surtout à I’m It, où Greta Kline délaisse son registre confortable pour y aller dans un ton plus criard qui lui va étrangement bien. Quelques autres moments qui retiennent notre attention : l’énergique 41st, une des chansons les plus énergiques de l’opus, So Blue, qui semble être un hymne à toutes les personnes déprimantes de ce monde, Rings (On a Tree), à Windows, à Last Season’s Textures et à Even Though I Knew pour leurs arrangements réussis qui amènent l’album ailleurs, Wannago pour être la plus longue de l’album (3min18!) et Marbles pour sa douceur bien assumée. On se souvient également de A Hit, qui porte bien mal son nom : cette piste a capella finira plus souvent qu’autrement par être sautée parce que la voix seule n’arrive pas à créer la même magie du tout.

Disons qu’avec 21 chansons, Frankie Cosmos nous donne le choix de différentes ambiances, pour la plupart réussies même si ça bouge un peu moins vocalement. On n’a pas eu l’occasion d’entendre ce qu’il avait été fait avant, mais on sent que cette monotonie fait partie du charme de la chanteuse. On devine que plusieurs seront sous le charme de cet opus qui semble parfait pour l’automne qui approche.

Vous pourrez écouter cet album sur Bandcamp.

À écouter : 41st, I’m It, Marbles

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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