Les quatre roses – É.T.É

ete les quatre rosesSorti le 22 novembre 2019

Depuis la sortie de son premier album en 2017, le trio É.T.É (composé d’Élisabeth Moquin, Thierry Clouette et Élisabeth Giroux) s’est fait entendre un peu partout sur les scènes trad et a continué de peaufiner son approche au trad, continuant d’intégrer les influences multiples de chacun des musiciens. Le résultat de cette évolution est le deuxième album, Les quatre roses, où chaque instrumentiste prend bien sa place sans piler sur les autres.

Si le trio était déjà bien à l’aise dans le premier album, c’est encore plus frappant dans ce deuxième effort studio : les trois se complètent et semblent parvenir à créer des ambiances très différentes d’une piste à l’autre sans effort. On alterne habilement entre des morceaux instrumentaux souvent très rythmés et laissant place à la virtuosité de chacun (Les quatre roses, Reel du kale, L’épineuse, Ce qui jamais ne fut, Majeurs et vaccinés) et d’autres chantés qui mettent en valeur les trois voix du groupe (Le moine Simon, L’homme, Les amants du rosier, Le forgeron, Tarsil). Sans compter les différentes énergies exploitées au fil de l’opus : si plusieurs sont assez dansantes, on a bien droit à quelques moments de lenteur – car bon, le trad, ça n’a pas à être de bonne humeur tout le temps! Cela ne plaira peut-être pas à tous, mais chaque piste a bien sa place et participe bien à la cohésion de l’ensemble.

On avoue avoir des coups de cœur particulièrement pour Les amants du rosier, pour ses harmonies vocales impeccables et sa montée en intensité bien dosée, ou encore pour l’ambiance très réussie de l’instrumentale L’épineuse. Et sans oublier la finale, Majeurs et vaccinés, offrant 7 bonnes minutes d’excellente musique. Le seul bémol qu’on lui trouve est l’intro, où on entend le trio discuter de la vitesse d’une toune et de café. On parvient quand même assez facilement à pardonner ce choix artistique pour mieux apprécier ce qui suit et qui vaut largement le détour!

Après plusieurs écoutes, on réalise qu’on a oublié qu’il s’agissait d’un album à l’étiquette «trad». Évidemment, Les quatre vents respecte la plupart des codes du genre, mais est si bien ficelé qu’il pourra, on le souhaite, rejoindre un public en dehors des cercles déjà vendus au genre. Ce n’est pas un bon album de trad, c’est un bon album tout court! Et gageons que ce n’est même pas encore le mieux qu’É.T.É est capable de nous livrer!

À écouter : Les amants du rosier, L’épineuse, Majeurs et vaccinés

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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