Night in the Park, Kiss in the Dark – Caveboy

caveboy night in the park kiss in the darkSorti le 31 janvier 2020

Dur à croire, mais le premier EP homonyme du trio montréalais Caveboy remonte déjà à 2015. Après plus de quatre ans à se faire découvrir un spectacle à la fois, la formation indie pop féminine lance enfin un premier long jeu, intitulé Night in the Park, Kiss in the Dark, qui reprend et peaufine la formule qui a séduit bien des oreilles ces dernières années.

On peine toujours autant à décrire Caveboy. Certains parlent d’indie pop, d’électropop, d’alt-pop… mais dans tous les cas, il faut reconnaître que le trio ne manque pas de talent pour les mélodies accrocheuses et bien appuyées. Si Silk for Gold, première piste de l’opus, ne nous convainc pas nécessairement dans les premières secondes, elle le fait presque assurément durant le refrain et dans le build-up énergique de la deuxième moitié.

Et, bonne nouvelle, l’écoute ne fait que devenir encore plus agréable au fil de l’album avec une bonne dose de pépites de musique pop : l’enlevante I Wonder, la groovy Hide Your Love (malgré un passage moins réussi en seconde moitié de chanson), la simple-mais-efficace Lifetime, l’émotive Find Me, l’énergique Obsessed… Caveboy garde même le meilleur pour la fin, avec trois de ses pièces les plus solides : Guess I’ve Changed, un véritable incontournable ne serait-ce que pour la force de son refrain irrésistible, Landslide, aussi solide dans ses mélodies que dans son instrumentation, et Up in Flames, une finale plus douce et émotive qui n’a rien à envier au reste.

Parmi les rares passages moins convaincants de Night in the Park, Kiss in the Dark, mentionnons N.Y.P., qui ne livre pas une mélodie aussi punchée que ce que Caveboy arrive à faire normalement. Sinon on a droit ici et là à quelques portions de chansons moins bien ficelées, mais avec un album de 33 minutes, on a vraisemblablement été à l’essentiel et évité toutes les longueurs qu’on pouvait éviter. Cela donne un album qui va droit au but et qui ne rate franchement pas souvent sa cible.

On ne connaît pas Caveboy depuis 5 ans et on en est bien heureux parce qu’on aurait trouvé le temps long d’attendre aussi longtemps avant d’avoir droit d’entendre Night in the Park, Kiss in the Dark! On l’a déjà dit et on va le répéter aussi souvent que nécessaire, mais ces filles ont un véritable talent et un indéniable sens de la mélodie. À la fin de l’écoute de cet album, on ne se demande plus que sous-genre de pop Caveboy nous propose, on se dit juste que ce groupe nous livre de la sacrée bonne musique. Bref, le pari de ce premier album studio nous semble très réussi et ouvre grand la porte pour la suite.

À écouter : I Wonder, Guess I’ve Changed, Landslide

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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