The West Is the Best – Dead Horse One

dead horse one the west is the bestSorti le 22 novembre 2019

Il y a encore quelques semaines, on ignorait l’existence du groupe Dead Horse One, formation issue de la scène shoegaze active depuis 2011 et qui a lancé fin 2019 son troisième album, The West Is the Best avec l’air du Californien John Loring (Fleeting Joys) à la réalisation. Après avoir écouté l’album, on s’était demandé comment on avait fait pour ne jamais avoir entendu parler de ce groupe montréalais… jusqu’à ce qu’on réalise qu’il était plutôt originaire de Valence, France. Bonne nouvelle, cela veut dire que Dead Horse One ne fait pas du tout partie des artistes français qui ont de la difficulté à s’exporter de notre côté de l’Atlantique.

En fait, on reconnaît bien les codes du genre qui ont fait la renommée du shoegaze et de la dream pop dans les années 90 avec une bonne dose d’effets, autant dans les guitares souvent lourdes que la voix du chanteur Olivier Debard (et non Bédard!) éthérée à souhait. Cela ne prend qu’une bonne écoute pour embarquer dans l’univers de Dead Horse One, qui nous initie assez efficacement à cet album avec Echo Street. Cette première piste nous laisse faussement croire pendant de brèves secondes qu’on aura affaire à une chanson saturée, mais il s’agit finalement d’un morceau mélancolique très réussi qu’on se plaira à écouter les yeux fermés.

En fait, plusieurs des chansons de The West Is the Best (un titre volontairement ironique, paraît-il) on cette qualité de bien doser ses effets plutôt agressifs et ses mélodies très fortes. Contentons-nous de mentionner l’efficacité de Saudade, chantée avec la collaboration de Rorika Loring (aussi de Fleeting Joys), de Falling, de Olifnt au côté grunge, ou encore la finale My Pain, mettant à profit tous les bienfaits de la lenteur sans tomber dans le piège des longueurs.

Étonnamment, Gaze, la chanson la plus douce de l’opus et aussi une des plus chantantes, ne figure pas parmi celles que Dead Horse One propose de mettre de l’avant. Il est vrai qu’à part le reverb toujours bien présent dans la voix, le groupe a mis de côté la plupart des effets de guitare entendus dans le reste de l’album, mais cette petite «pause douceur» est loin de mal se prendre. D’autant plus qu’elle est immédiatement suivie de la lourde (mais trop brève) Swallow, multipliant son effet.

The West Is the Best n’a pas grand-chose à envier aux autres sorties du vaste registre rock alternatif des dernières années, reprenant naturellement les codes du genre et les gardant d’actualité. Cela constitue en même temps son principal défaut de ne pas nous surprendre davantage alors que le genre a connu son apogée il y a déjà une trentaine d’années. Tout de même, l’album séduira aisément les nostalgiques du genre .

Cet album est notamment accessible via la page Bandamp de Dead Horse One.

À écouter : Echo Street, Falling, Gaze

7,7/10

Par Olivier Dénommée

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