Bleu Nelson – Marie-Eve Roy

Marie_ve_Roy_COVERSorti le 4 mars 2016

Le nom de Marie-Eve Roy est depuis longtemps associé au band punk rock Vulgaires Machins. Pourtant, c’est dans un registre complètement différent qu’elle se lance en solo : Bleu Nelson est le premier album à son nom, et elle nous transporte dans une univers indie-pop beaucoup plus doux et planant.

On m’avait averti que la différence était brutale entre le style des VM et celui de sa musique solo. Mais c’était quand même une énorme (et belle) surprise pour mes oreilles. Notons que c’est Julien Mineau (Malajube, Fontarabie) qui a réalisé l’album.

Dis-moi tout représente bien cette nouvelle énergie : extrême douceur, une lenteur et une instrumentation légères qui laissent pleinement la place à la magnifique voix pleine d’introspection de Marie-Eve Roy. Tout à coup, on réalise qu’elle n’avait pas vraiment pu exploiter son plein potentiel comme artiste avant maintenant.

D’autres titres, tout aussi aériens, se démarqueront au fil de l’écoute. Pensons à Pleure dans mon cou, Le monde est triste à Radisson, Ton appel, ou la dernière, Sans manteau.

Tout de même, elle offre aussi des chansons qui bougent plus. Un peu plus pop-rock, des titres comme Devant l’impossible et Golden Bay vont arriver à redonner une certaine énergie, bien que le registre demeure loin des Vulgaires Machins. Coup de cœur personnel : Vents contraires, qui offre une mélodie toute simple, mais qui contient un message fort incitant à la persévérance. «Plus je fais face au décor / Plus je fais face aux vents contraires / Plus j’avance» C’est si simple comme refrain, et pourtant… Less is best, comme dit le proverbe, ce qui est très vrai ici. D’autres chansons sortent du lot pour leur poignante efficacité, dont Ton appel, Qu’allons-nous faire qui a droit à une instrumentation plus chargée, et Sans manteau, avec ses chœurs, ajoutant une touche encore plus berçante.

La signature de l’artiste dans ses chansons est essentiellement minimaliste : l’instrumentation n’en fait jamais trop, laissant assez d’espace pour la voix de Marie-Eve Roy, qui offre du matériel très personnel dans les textes et une certaine intimité dans ses mélodies. Un album qui surprend par sa beauté dès sa première écoute, et qui semble devenir meilleur à chaque fois.

À écouter : Vents contraires, Qu’allons-nous faire, Sans manteau

8,4/10

Par Olivier Dénommée

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