Age of Empires II: The Age of Kings – Bande sonore

Sorti en 1999

Si le succès du premier jeu Age of Empires a connu un bel enthousiame, ce n’est rien comparé au succès de sa suite, Age of Empires II: The Age of Kings, paru en 1999 sur ordinateur. Si bien que près de 20 ans après sa sortie, des amateurs y jouent encore et apprécient toujours sa bande sonore, essentiellement composée par Stephen Rippy.

Près de 2 ans se sont écoulés entre les deux sorties, et Rippy, qui avait aussi signé la musique du précédent jeu, a entre-temps pu améliorer son arsenal musical, mais aussi son approche. Petit bonus : comme le jeu se passe dans un contexte moyenâgeux, beaucoup plus documenté que l’Antiquité, créer une musique qui colle à cette ère a été beaucoup plus facile.

Dès la première piste, Shamburger, on reconnaît le même style de composition que dans le premier AoE, avec des sons beaucoup plus réussis que par le passé (le MIDI finissait par nous déranger quelque peu!). Cette première piste, pas trop intense, mais pas si moyenâgeuse non plus, est tout de même représentative du côté passe-partout de cette bande sonore.

C’est à I Will Beat on Your Behind que l’on se plonge dans l’époque avec une compo aux sonorités presque religieuses, grâce à l’orgue très présent qui ajoute une belle intensité aux moments clés. Drizzle (Firelight Smoove Mix) mise quant à elle sur la guitare comme instrument principal. Plutôt douce, elle tombe dans l’ombre de morceaux au build-up plus assumé comme Machina del Diablo, T Station et Bass Bag. On apprécie aussi grandement la vibe de Ride, Lawrence, Ride!, même si on se demande s’il n’y a pas une petite inspiration western dans la composition qui brouille les cartes!

L’intensité reviendra à la charge à Operation Monkey, alors que Tazer feindra un retour à la douceur avant de nous surprendre par sa force. S’ensuivent des pièces plus douces (Pork Parts et Puddding Pie) qui sont bien orchestrées, mais qui n’ont pas le mordant des pièces associées aux combats. C’est aussi une question de contexte, après tout.

Passons quelques pistes, qui s’écoutent toutes bien, mais qui ne marquent pas particulièrement grâce aux mélodies ou aux arrangements, et rendons-nous à la finale Neep Ninny-Bod, mettant en vedette le son de cornemuse. Elle conclut de façon épique cette bande sonore d’un peu plus d’une heure.

Cette bande sonore a certes une valeur spéciale parce qu’elle est associée à un jeu désormais mythique, mais il faut admettre qu’elle n’a pas du tout vieilli. Le côté musicien du Moyen Âge aurait pu être davantage poussé, mais le côté intemporel des compos a finalement encore mieux servi le jeu. Et certaines pistes sont aussi intéressantes à entendre dans le jeu qu’en dehors. Donc, chapeau à Stephen Rippy pour son talent et pour son flair pour la bonne approche à prendre.

À écouter : Operation Monkey, Tazer, Neep Ninny-Bod

7,9/10

Par Olivier Dénommée

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