La peur des animaux – Fria Moeras

fria moeras la peur des animauxSorti le 9 avril 2018

Jeune auteure-compositrice-interprète au nom exotique, Fria Moeras est bel et bien une artiste de Québec qui livre une musique pop rock francophone aux tendances garage. Son premier EP, La peur des animaux, nous donne un bref mais convaincant aperçu de sa proposition musicale.

Dès les premiers instants de Louise, on découvre un rock simple qui laisse place à la voix de la chanteuse. Celle-ci a quelque chose de très familier, avec une énergie qui nous rappelle drôlement celle de Safia Nolin. Heureusement qu’elle préfère le rock au folk, sinon on peinerait à les différencier. Tout de même, précisons que le thème de la chanson n’est pas assez déprimant pour être associé à Safia, malgré son côté un peu ambigu à la première écoute.

La chanson-titre La peur des animaux est ensuite un peu plus chargée même si musicalement on s’en tient à des arrangements assez simples et répétitifs : c’est surtout plus intense du côté des mélodies de Moeras. On devine que le mix a été plus laborieux pour cette seconde piste où on comprend un peu moins clairement les textes de la chanteuse. Ça arrive, d’autant plus que l’ambiance garage est au rendez-vous.

Les goûts se discutent, mais à nos oreilles, la chanson la plus efficace de l’opus est Le vent souffle malade, aidée par une musique aussi simple qu’accrocheuse (sans parler du crescendo subtil, mais bien réel qui rend l’instrumentation plus riche à chaque nouvelle portion) et par une mélodie claire bien amenée par la chanteuse. Tous les ingrédients sont bien au rendez-vous, et cela nous suffit amplement dans ce cas-ci! Tout de même, mention honorable à Van Gogh (les divagations auditives), qui conclut cet EP : son côté rock plus assumé est irréprochable et nous donne franchement envie d’entendre Fria Moeras défendre ses compositions en live.

On le répète presque chaque fois, mais un EP de 4 tounes en 13 minutes, c’est trop peu pour combler notre faim. Pourtant, l’artiste parvient de bien imposer sa couleur, à nous donner une idée assez claire de sa direction et à nous faire oublier les liens qu’on avait tendance à faire avec Safia Nolin. Soyons honnête, emprunter une voie similaire aurait peut-être été payant à court terme, mais on préfère de loin que Fria Moeras trace son proche chemin, ce qu’elle semble bien partie pour faire. On est bien optimiste pour la suite!

Vous pouvez écouter ce mini-album sur Bandcamp.

À écouter : Le vent souffle malade

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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