Lighter Fluid – Les Deuxluxes

les deuxluxes lighter fluidSorti le 28 février 2020

Le duo Les Deuxluxes a lancé son précédent album à l’automne 2016, marquant les esprits avec un rock’n’roll rétro franchement convaincant. Springtime Devil montrait déjà un grand talent pour Anna Frances Meyer et Étienne Barry, et une tournée les a envoyés en Europe et en Amérique latine ces dernières années. Les voilà de retour avec plus d’assurance que jamais et de nouvelles idées de chansons. Le résultat est Lighter Fluid.

Commençons par ce qui n’a pas changé : Les Deuxluxes propose toujours des chansons rétro assez énergiques mettant de l’avant la voix d’Anna et la capacité de deux musiciens de sonner comme un full band sans forcer. Ce qui est différent, c’est le renforcement du côté psychédélique que certains leur connaissaient déjà, l’enregistrement dans une église plus que centenaire et l’exploration dans différentes langues; on y retrouve du français et même de l’espagnol (sans que ça paraisse forcé (quoiqu’on a passablement abusé du reverb dans la voix dans Encender, faisant en sorte qu’on ne devine pas naturellement qu’on est en espagnol)) alors que le groupe nous avait habitués à ne pas trop déroger de la langue de Shakespeare auparavant. Bref, on a droit à quelque chose de très prometteur!

Les premiers instants de la chanson-titre Lighter Fluid ne perdent pas trop de temps pour nous confirmer qu’on a affaire à du solide : sans tomber dans le prog, la piste nous propose des passages très précis rythmiquement qui nous montrent l’assurance du duo et particulièrement d’Étienne, qui joue guitare et batterie en simultané. On a aussi droit à quelques solos à travers l’opus, comme dans No Way (guitare), Beware of the Dog (bongos!) et Everything of Beauty (guitare), par exemple.

Mention également à la flûte traversière qui se glisse subtilement dans For I Myself et la finale Smoking in Bed, ajoutant une touche de psychédélisme à l’ensemble. Même si on «capote» un peu moins sur les morceaux lents de cet album, qui mettent moins de l’avant le côté explosif du groupe, il faut reconnaître que l’effet est assez réussi ici et ajoute une autre couche de musicalité à un album qui n’en manque déjà pas.

On a beau essayer de les trouver, mais les défauts de Lighter Fluid sont très rares. On peut moins apprécier le mixage de certaines pièces, ou rester moins accroché sur les morceaux moins énergiques de l’opus, mais ça reste davantage une question de goûts que de mauvais choix artistiques. Car dans son ensemble, l’album s’écoute tout seul et on en vient à regretter qu’il ne dure que 36 minutes. Amateurs de bon vieux rock’n’roll, ne vous posez même pas la question et sautez dessus.

Cet album se retrouve entre autres sur Bandcamp.

À écouter : Lighter Fluid, Vacances Everest, Everything of Beauty

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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