Solitudes – Matt Holubowski

matt-holubowski-solitudesSorti le 23 septembre 2016

L’auteur-compositeur-interprète Matt Holubowski s’est inspiré de ses nombreux voyages partout à travers le monde pour créer Solitudes, son premier album depuis son apparition à la populaire émission de télévision La Voix en 2015. Donnant particulièrement dans le style indie-folk et chantant principalement en anglais, la voix unique du musicien n’est pas sans rappeler le timbre particulier de Mike Rosenberg (alias Passenger), un type de voix que l’on se fait un grand plaisir à écouter.

La première piste de l’album, The Warden & The Hangman, nous amène tout de suite dans une ambiance à la Ben Howard (dont on reconnaît clairement l’inspiration tout au long du disque). J’aime particulièrement la chanson suivante, Inhale/Exhale, qui aurait le potentiel de passer à la radio, si ce n’était qu’elle est en anglais (dommage). Uniquement deux pièces sont chantées en français : La mer/Mon père et L’imposteur. Les deux sont de jolies ballades aux mélodies intéressantes; la première est plus apaisante et laisse davantage place à la musique instrumentale, tandis que la deuxième est propice à la réflexion, le texte étant clairement mis au premier plan.

Armé de son ukulélé, Holubowski nous entraîne dans un tout autre monde avec A Home That Won’t Explode, la quatrième piste de l’album. Les instrumentations sont toujours riches, on ne sent jamais qu’il «manque quelque chose». On retombe ensuite dans cette ambiance plus relaxante dans The Folly of Prentending et Wild Drums (à laquelle on a d’ailleurs ajouté de l’harmonica, qui devient un peu agressant à la longue).

La chanson qui suit aurait facilement pu se retrouver elle aussi sur les ondes radio du Québec : The King, qui est certainement un coup de cœur dans cet album. Un peu rock, rythmée et juste assez catchy, elle vous restera inévitablement dans la tête pendant des heures. Elle est suivie d’Opprobrium (qui signifie «reproche») est d’ailleurs mon seul reproche de l’album : elle semble durer un bon six minutes alors qu’elle n’en fait pratiquement que la moitié. Trop de longueur, rien pour accrocher… on aurait pu l’enlever de la liste de chansons sans aucune répercussion.

On retrouve de beaux segments instrumentaux étoffés avec de solides sections rythmiques dans The Year I Was Undone, qui pourtant débute dans une atmosphère planante. Cela crée ainsi une montée d’intensité qui fait sans contredit la beauté et la réussite de cette pièce. Elle nous transporte vers la chanson-titre de l’album, Solitudes, dernière piste de l’album (oui oui). Rien d’extraordinaire à noter ici, Matt Holubowski nous offre une fermeture douce et apaisante en compagnie de sa voix et de sa guitare.

Matt Holubowski n’a rien d’un imposteur et a bel et bien sa place dans le monde de la musique. Solitudes n’est que le début de choses plus grandes qui attendent ce jeune musicien dont on attendra (im)patiemment la sortie de nouvelles chansons. Si vous aimez la musique indie-folk, vous allez certainement adorer!

À écouter : Inhale/Exhale, A Home That Won’t Explode, L’imposteur

8,1/10

Par Audrey-Anne Asselin

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