La nuit est une panthère – Les Louanges

Sorti le 21 septembre 2018

Cela fait déjà deux ans que Les Louanges, projet solo de Vincent Roberge, a lancé son EP Le Mercure et encore plus longtemps qu’on a pu le voir sur une scène pour la première fois. Disons qu’on avait hâte de voir ce qu’il avait vraiment dans le ventre avec un premier vrai album. Sa réponse est l’opus La nuit est une panthère, où il quitte son «rock fleuri» pour une musique aux tendances RnB et rétro très fortes.

Deux extraits ont permis de donner un aperçu de l’album dans les mois précédant sa sortie : Pitou et Tercel. Le premier marque pour son côté pop sensuel au niveau des arrangements mais aussi du côté des paroles. On ne saisit pas le sens de tout ce qu’il nous chante, mais l’effet est là. Le second est représentatif d’une jeunesse désillusionnée avec un approche plus arythmique après une intro mélancolique. L’efficacité et la qualité de la technique sont irréprochables, et pourtant, on ne se sent pas particulièrement accroché par leur proposition, qui s’éloigne sensiblement du son des débuts de l’artiste. On voulait quand même entendre le résultat dans le contexte de l’album.

Sur 14 pistes, l’album compte 4 interludes de moins d’une minute. La première, Amex a) mène à la première vraie chanson, Pâle, qui nous confirme que les sonorités rétro qu’on a entendues jusqu’à présent sont bel et bien au cœur de l’album. Lorsqu’on ferme les yeux et qu’on se laisse envahir par l’ambiance créée, avouons que c’est assez efficace merci! Cette piste est suivie de Pitou puis de DMs, morceau aux sonorités plus planantes et rêveuses plutôt réussies, qui collent bien au texte mentionnant un voyage sur la lune.

Après Tercel, le jazzy et chargée Jupiter suit, puis Westcott où on peut apprécier les influences hip-hop du jeune musicien. La chanson la plus efficace mélodiquement est possiblement la chanson-titre La nuit est une panthère qu’on se surprend à chanter au refrain malgré ses paroles chargées de sexualité. Par contre, on a des doutes sur les changements de voix au début de la très RnB Guérilla. Mention au piano jazz (de Jérôme Beaulieu (Misc)) au début de Romains, même si son talent se perd un peu dans les arrangements, pourtant aussi très intéressants une fois qu’on les apprivoise. Un dernier interlude nous mène à la finale, Platane, discrète chanson guitare-voix qui finit le tout avec une simplicité désarmante après un album aussi chargé que celui-ci. On ne s’en plaindra pas.

Impossible de nier que le travail est franchement bien fait au niveau des arrangements et des ambiances créées dans ce premier album de Les Louanges. Mais c’est probablement beaucoup plus facile d’apprécier l’exercice si vous ne connaissiez pas déjà sa musique auparavant, tellement le registre a changé en deux ans. De notre côté, on n’embarque pas dans le bateau, mais on comprend très bien pourquoi d’autres critiques encensent cette sortie.

Cet album peut-être écouté sur la page Bandcamp de l’artiste.

À écouter : Pâle, DMs, La nuit est une panthère

7,7/10

Par Olivier Dénommée

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