Réchauffé II – Mononc’ Serge

mononc serge rechauffe iiSorti le 7 février 2020

Serge Robert, alias Mononc’ Serge, semble avoir pris goût à l’idée de reprendre ses vieilles chansons, lui qui a lancé il y a moins d’un an Réchauffé, un album dédié à revisiter son répertoire en formule power trio punk rock. Cette fois, il se «réautosylvaincossettise» et propose Réchauffé II, qui opte plutôt pour une approche plus minimaliste nous ramenant à l’album Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock’n’roll? qui était en formule acoustique.

L’introduction de l’album est confiée au titre Réchauffé II, chanson créée spécifiquement pour mettre en bouche cet album avec toute l’autodérision qu’on connaît à Mononc’ Serge. S’ensuivent plusieurs chansons issues de son époque plus métal (notamment avec Anonymus), comme Woodstock en Beauce, Hitler Robert et Les Fêtes en enfer, mais leur version acoustique n’offre pas exactement le même mordant. Exceptions : Le joual, qui a un propos qui se prête bien à une ambiance folk sale, Chanteur engagé (si on oublie le «solo de cul» moins punché que le solo de guit de l’originale), Je chante pour les morons, ce classique de Mononc’ Serge qui devient presque chantant au refrain, et Le parc La Vérendrye, qui nous fait découvrir une sympathique ligne d’harmonica.

Mention toute particulière à Fade Out, enregistrée originalement avec B.A.R.F. : cette fois, Serge fait un duo avec son batteur Ugo Di Vito, débattant de la pertinence de finir une toune par un fade out. Seule déception, la version acoustique n’inclut pas la même fin où les deux parties se battent à savoir comment la fameuse toune se conclura.

On a aussi droit à quelques relectures de chansons initialement moins intenses dans cet album. Pensons à Chez Frank, Mon droit à l’incohérence, L’homme qui ne voulait plus vivre, La dictature de la vertu et Énergie Cardio. Parmi celles-ci, on retient surtout la version épurée et d’autant plus frappante de L’homme qui ne voulait plus vivre, qui était déjà frappante dans sa version originale.

Ce Réchauffé II n’était pas désagréable à écouter et contient quelques versions très réussies, mais les reprises acoustiques ne rendent pas toujours bien justice au son qui a fait la renommée de l’artiste pendant bien des années. Suggestion folle : si Mononc’ Serge veut poursuivre sa lignée d’auto-reprises, pourquoi ne pas nous surprendre avec, genre, un album jazz ou électro? Ça pourrait donner toute une twist à plusieurs de ses chansons en tout cas!

À écouter : Le joual, Fade Out, L’homme qui ne voulait plus vivre

7,3/10

Par Olivier Dénommée

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